27 avril 2012 par Les émissions
Chaque vendredi à partir de 13h40 sur france 5, Gérard Collard intervient comme chroniqueur dans le Magazine de la santé. Ce vendredi 27 avril 2012, Gérard nous a proposé sa sélection :
- Poussière d’homme de David Lelait-Helo aux éditions Anne Carrière
Ce dimanche soir, tes jours d’homme m’ont filé entre les doigts. Au presque-commencement de ma vie, je t’ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j’ai eu beau t’appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d’un hôpital. Je fais le rêve que l’on nous redonne une poignée d’heures, ravies entre le tomber d’un jour et le lever d’un autre. Ce ne sera qu’un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu’une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l’après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue… Poussière d’homme est une parole d’amour, d’homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l’insoutenable absence, comme un supplément d’amour lorsqu’on craint que la douleur nous précipite dans la folie.
- C’était en mai un samedi de David Lelait-Helo aux éditions Anne Carrière
Ce jour de Noël 1954, la jeune Yolanda Gigliotti quitte Le Caire en quête de lumières de Paris. Pour seules armes, son titre de Miss Egypte et la force de ses rêves. Elle sera Dalida. Chanteuse de rengaines latine, madone dramatique au service de Brel, Ferré, Trenet ou Lama, incontournable reine du disco, en dix langues et trois décennies durant, elle triomphe de toutes les modes.
Pourtant quand le rideau tombe, l’âme est grise et le mal de vivre tenace. Blessures de l’Enfance, impossibles deuils de ses trois hommes suicidés, amours douloureuses… Sa quête de soi la mènera dans un ashram en Inde, dans les textes de Jung et de Freud. En vain. De guerre lasse, elle suspend sa vie à 54 ans, le 3 mai 1987. Il y a tout juste 25 ans.
- N’oubliez pas que je joue de Judith Perrignon aux éditions L’iconoclaste
« Elle l’a trafiqué toute sa vie la vérité, elle ne peut pas parler pour elle. C’est pour ça que je suis là.
Depuis des mois, sans autre forme de protocole, je viens quand elle peut, pas quand elle veut, je force doucement la porte de ses souvenirs, je m’immisce entre elle et son personnage, c’est là que je l’attends, là qu’est notre livre… Il est temps de dire son secret, d’expliquer ce qui l’empêche, pourquoi elle tremble et se cache. » J.P.
Sonia Rykiel a rencontré Judith Perrignon pour lui confier ce qu’une reine de mode n’ose avouer. Et puis tout le reste est venu, la petite fille, les artifices, la création, les hommes, la beauté, la liberté, les déchirures… Un récit à deux voix où l’on retrouve le talent de l’auteur de l’Intranquille, écrit avec Gérard Garouste.
- La dernière enquête du Major Petitgrew de Helen Simonson aux éditions Nil
À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…
C’est avec beaucoup de charme et d’intelligence que Helen Simonson s’empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?
Vous pouvez commander la sélection des livres présentés par Gérard Collard sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
Mots-cléfs associés : Chronique / émission / france 5 / Gérard Collard / Le magazine de la santé / livre / Marina Carrère d'Encausse / Michel Cymes / télévision

A livre ouvert auteur BD Carole S. Chronique Cinéma David Medioni dédicace Editions Albin Michel Editions Fleuve Noir france 5 France Info Franck Thilliez Gérard Collard Jean Casel Josquin La Griffe Noire LCI Le coup de coeur des libraires Le magazine de la santé Les coups de coeur des libraires librairie livre Livres Marina Carrère d'Encausse Michel Cymes Musique Nathalie Hug Ouï FM polar radio roman Saint-Maur-en-Poche 2011 Saint-Maur en Poche Salon sortie thriller télévision Valérie Expert Éditions Anne Carrière Émissions éditions Flammarion éditions Gallimard éditions Pocket émission
Copyright © 2011 La Griffe Noire - Tous droits réservés
Une réalisation de dix-onze - Propulsé par Wordpress