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Emission : Le magazine de la santé (France 5) 29/06/2012

Chaque vendredi à partir de 13h40 sur france 5, Gérard Collard intervient comme chroniqueur dans le Magazine de la santé. Ce vendredi 29 juin 2012, Gérard nous a proposé sa sélection :
- Le passé continu de Neel Mukherjee aux éditions JC Lattès

Ritwik Gosh, 22 ans, ayant quitté sa ville natale de Calcutta après la mort de sa mère, décide de s’établir en Angleterre dans les années 1990 avec l’espoir de repartir à zéro. Mais pour cela, Ritwik doit commencer par donner un sens à son passé, et surtout exorciser les relations dévorantes qu’il a entretenues avec sa mère, et qui lui ont laissé tant de cicatrices…
Ritwik va tenter sa chance à Oxford, puis à Londres, mais peu à peu son existence se délite dans les bas-fonds incertains de la ville, là où survivent les immigrants illégaux. Pour conjurer sa solitude, il s’évade dans l’écriture, et imagine la vie d’une Anglaise établie au Bengale, Miss Gilby, qui enseigne l’anglais, la musique et les bonnes manières occidentales à l’épouse d’un notable bengali, juste avant la partition de l’Inde. Ritwik est logé chez une vieille dame de 86 ans, Anne Cameron, fragile et blessée, qui lui offre l’hospitalité en échange de soins dont elle a besoin. Une nuit, dans les environs peu sûrs de King’s Cross, Ritwik fait la rencontre du mystérieux Zafar bin Hashm, incroyablement riche, possible marchand d’armes. Ritwik pourra-t-il enfin trouver la rédemption à laquelle il aspire tant ?
Ce roman puissant, plein de compassion, écrit avec une implacable honnêteté, explore avec talent les liens qu’entretient le héros avec le réel et l’imaginaire.

- La dernière conquête du major Pettigrew de de Helen Simonson aux éditions Nil

À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…
C’est avec beaucoup de charme et d’intelligence que Helen Simonson s’empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?

- Une larme m’a sauvée de Angèle Lieby aux éditions Les Arènes
Transportées aux urgences de l’hôpital de Strasbourg pour un malaise, Angèle Lieby commence à avoir des difficultés à s’exprimer, puis perd connaissance. On la plonge dans un coma artificiel pour l’intuber. Le quatrième jour, elle ne se réveille pas. Or Angèle est consciente et souffre sans pouvoir réagir. Pour le personnel médical, elle est très vite considérée comme morte. Le miracle : une larme.
Le 25 juillet, jour de l’anniversaire de son mariage, sa fille aperçoit une larme au coin de son oeil. Elle avertit le personnel médical qui rétorque que c’est impossible. Puis Angèle bouge le petit doigt. Commence alors une longue période de rééducation qui va durer presque un an. Un cas exceptionnel pour la science. La maladie d’Angèle est le syndrome de Bickerstaff. Il peut se déclencher après une infection aussi commune qu’une rhinopharyngite… Son cas est exceptionnel pour la science. Il fait l’objet de présentations dans divers congrès de médecine et de recherches.

- Le garçon d’à côté de Katrina Kittle aux éditions Phébus

Dans une banlieue tranquille du Middle West, Sarah Laden, une jeune veuve, se bat pour élever seule ses deux garçons, Nate, 17 ans, et Danny, 10 ans. Une découverte fracassante concernant la famille de ses voisins et amis, accusés de pédophilie, va mettre à mal ce fragile équilibre. Des photos prouvent la culpabilité du père, mais la mère était-elle impliquée? Une enquête doit le déterminer.
Sarah se retrouve à héberger leur fils Jordan, victime d abus. Sombre et renfermé, l enfant est en classe avec Danny. Alors que les Laden acceptent de devenir sa famille d accueil, la place et les certitudes de chacun se trouvent remises en cause. Les voix puissantes de Sarah, Nate et Jordan alternent avec fluidité. Tour à tour, l enfant, l adolescent et l adulte tentent de comprendre l inconcevable et d avancer. Sarah se donne pour but de redonner à Jordan goût à la vie et de l aider à grandir.

- Le croque-mort à tombeau ouvert de Tim Cockey aux éditions Points

 » Un humour loufoque et dévastateur. On se laisse embarquer avec plaisir dans le joyeux (une fois n’est pas coutume) corbillard de Tim Cockey.  » Marie-France Rémond, Le Nouvel Observateur.  » Cockey cisèle une écriture pleine d’allant, enchaîne les rebondissements et dose généreusement l’humour (…). Hitchcock serait-il le nouveau maître du suspens ?  » Sandrine Mariette, Elle. Pour venir à la rescousse d’une amie d’enfance que tout accuse, Hitchcock Sewell plonge courageusement dans les boîtes de jazz enfumées et le petit monde illégal des jeux de hasard, et tente tant bien que mal de résister aux tentations… En effet, Lucy a tiré sur son petit ami, propriétaire d’une boîte de nuit de Baltimore. Retrouvant le soutien -très singulier -de son inimitable ex-femme, et parvenant à s’adjoindre l’aide -un peu forcée -d’un privé dépressif et bourru, notre croque-mort patenté détective amateur devra se montrer aussi opiniâtre qu’ingénieux pour innocenter la belle sans y laisser trop de plumes.

- Rousseau, le voile déchiré de Olivier Marchal aux éditions Télémaque

« Français, on vous tient dans un délire qui ne cessera pas de mon vivant. Mais quand je n’y serais plus et que votre animosité, cessant d’être attisée, laissera l’équité naturelle parler à vos coeurs, vous regarderez mieux, j’espère, à tous les faits, dits, écrits, qu’on m’attribue… »
Jean-Jacques ROUSSEAU
A tout Français aimant encore la justice et la vérité.

Début des années 1770. Bernardin de Saint-Pierre rencontre un Rousseau vieillissant et rejeté par tous, Diderot, D’Alembert, Grimm, Mme d’Epinay…
Quelle est la raison de cette exclusion dont Rousseau est l’objet ? Est-ce bien un complot destiné à le discréditer ?

Bernardin cherche la vérité, il reçoit les confessions de Rousseau et de ses anciens amis afin de faire la lumière sur ce génial égoïste.

Riche de détails méconnus et remarquablement documenté, ce livre s’attache à répondre aux interrogations qui pèsent encore, plus de deux siècles après sa mort, sur le véritable caractère du philosophe le plus manquant des Lumières.

- Rousseau, la comédie des masques de Olivier Marchal aux éditions Folio

Monstre d’égoïsme, misanthrope maladivement paranoïaque capable d’abandonner sans remords plusieurs de ses enfants, Jean-Jacques Rousseau est aujourd’hui encore sous le coup d’un jugement sans appel sur ses moeurs et sa personnalité. En nous plongeant au coeur bouillonnant de la vie mondaine du XVIIIe siècle, Olivier Marchal propose un portrait plus attachant et nuancé de l’auteur des Confessions, insistant sur son ascendance roturière et sa soif d’absolu. Il ressuscite pour l’occasion ses plus proches contemporains, Diderot, Thérèse Levasseur, Grimm, d’Alembert, Louise d’Épinay, Madame Dupin, la comtesse d’Houdetot ou Voltaire, tous acteurs d’une troublante comédie des masques, à laquelle Jean-Jacques Rousseau ne souhaita jamais s’asservir.

- La rebelle de Valeria Montaldi aux éditions Pygmalion

Sous le règne de saint Louis, Caterina exerce la médecine à Paris, à l’Hôtel-Dieu, malgré l’hostilité de ceux qui l’entourent. Libre, devenue enceinte, elle découvre trop tard que son amant est déjà marié, et elle décide alors d’assumer seule son destin. C’est l’époque où la dissection des cadavres, interdite par l’Eglise, se fait en cachette. Mais le groupe auquel elle appartient est dénoncé et ses confrères masculins décident lâchement de lui faire porter l’entière responsabilité du délit. Abandonnée par tous, Caterina parvient à s’enfuir en Italie où, plus passionnée que jamais par son métier qu’elle reprend à l’hôpital, elle lutte jusqu’au bout de ses forces contre la jalousie et la misogynie de ses confrères. C’est une vie extraordinaire qu’évoque ce magnifique roman de Valeria Montaldi qui s’est fondée sur des documents authentiques. Car, contrairement à ce qu’on croit, il y eut bel et bien des femmes médecins au Moyen Age !

- L’invisible de Robert Pobi aux éditions

Montauk, Nouvelle-Angleterre. Jack Cole revient pour la première fois depuis près de trente ans dans la maison où il a grandi. Son père, Jacob Coleridge, un peintre reconnu et célébré dans tout le pays à l’égal de Jackson Pollock, y vit reclus depuis des années, souffrant de la maladie d’Alzheimer. Son état a récemment empiré et une crise de démence l’a conduit à l’hôpital. Si ses jours ne sont pas en danger, ses moments de lucidité sont rares. Jack, qui a le corps entièrement tatoué d’un chant de L’Enfer de Dante, souvenir d’une jeunesse perturbée, est lui aussi un artiste en son genre. Travaillant en indépendant pour le FBI, il possède un don unique pour lire les scènes de crime et entrer dans l’esprit des psychopathes. Alors qu’un terrible ouragan s’approche des côtes, Dan Hauser, le shérif de la ville, profite de la présence de Jack pour lui demander de l’aider à résoudre un double assassinat, celui d’une femme et d’un enfant dont on ignore les identités. Devant la méthode employée par le tueur, Jack ne peut s’empêcher de faire le lien avec un autre crime, jamais résolu, le meurtre de sa mère lorsqu’il avait 12 ans. Alors que le village est bientôt coupé du monde par la tempête, les meurtres se succèdent et Jack est bientôt convaincu que son père connaît l’identité de l’assassin. La clé réside-t-elle dans les 5 000 mystérieux tableaux qu’il a peints inlassablement ces dernières années et qui semblent constituer une sorte d’étrange puzzle ? C’est dans l’esprit de son père que Jack va cette fois devoir entrer, comme il entre d’habitude dans celui des criminels, pour trouver une vérité complètement inattendue.
Dans ce premier roman impressionnant, Robert Pobi s’intéresse à un trait commun que partagent artistes, médecins et policiers, celui d’interroger obsessionnellement les apparences afin d’atteindre, peut-être, la vérité qui se cache derrière. Avec une efficacité et une maîtrise dignes des plus grands auteurs de thrillers, il tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page, au fil d’une intrigue machiavélique, jusqu’au coup de théâtre final, qui place le livre au niveau des plus grandes réussites du genre.

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Mots-cléfs associés : Chronique / émission / france 5 / Gérard Collard / Le magazine de la santé / livre / Marina Carrère d'Encausse / Michel Cymes / télévision


J'ai suivi le conseil de lecture pour "L'invisible" et encore une fois je ne suis pas déçue. C'est un livre étonnant .....
Merci pour vos avis Mr Collard

Commentaire de lol9193, Jeudi 12 juillet 2012 à 5:52

Pourquoi ne pas venir jusqu'au 20 juillet avec Benoît vous allez nous manquer ,à la rentrée demandez à l'équipe qui vous entoure en l'occurrence les techniciens de sous titrer vos paroles et les titres de vos bouquins ainsi que l'éditeur, vos interlocuteurs " Mme Dr. Marina et Dr Cymes commentent entre eux constamment, soit ils sont chez eux , mais ils couvrent vos paroles, et l'on ne comprends souvent plus rien, dommage pour vous, Dr. Cymes ce n'est en général que pour se faire mousser puisque cela vous tourne en dérision. chacun sa spécialité, il commence à avoir la grosse tête, et je suis modeste, cela devient lassant, il était l'invité de Morandini émission qu j'ai entendu par hasard encore un "pas écoutable" grosse tête ricanements, vive la lecture avec vous!!!! Fidele

Commentaire de flofermayblan, Dimanche 1 juillet 2012 à 4:18

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