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Emission : Les coups de coeur des libraires (LCI) 03/03/2015

Les coups de coeur des librairesChaque jeudi, en compagnie de Valérie Expert, Gérard Collard nous présente ses coups de cœur sur LCI dans l’émission « Les coups de cœur des libraires« . Voici sa sélection de l’émission du jeudi 03 mars dernier :

 

 

Sur une majeure partie de la FranceSur une majeure partie de la France de Franck Courtès aux éditions JC Lattès

Comment raconter cette impression de dépossession quand je retourne à la campagne ? Une campagne où je n’ai pas grandi mais où j’ai fait grandir en moi, lors des weekends et des vacances, la certitude que la beauté était en péril ?
Inspiré par mes souvenirs, j’ai voulu dérouler les destins parallèles de deux enfants, Quentin et Gary, sur une période de trente années, dans un village situé à moins de 80 kilomètres de Paris, passé du paradis à l’enfer.
Enfant sensible, Quentin aime profondément la nature ; Gary, lui, inquiète déjà par sa sauvagerie et son agressivité. En grandissant, Quentin s’éprend d’une jeune fille nommée Anne ; ils échangent leurs premières étreintes tandis que Gary s’entoure d’un gang, vole, fume et se met à écouler de la drogue fournie par les Marocains de la cité voisine, allant jusqu’à embringuer le jeune frère de Quentin.

 

 

Les derniers jours de Rabbit HayesLes Derniers Jours de Rabbit Hayes de Anna MCPartlin et Valérie Le Plouhinec aux éditions du Cherche Midi

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant. Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage. Anna McPartlin nous fait partager ces neuf journées si spéciales dans la vie de Rabbit et de ses proches. Mélancolique et drolatique à la fois, Les Derniers Jours de Rabbit Hayesnous entraîne dans un voyage émotionnel intense. À travers une galerie de personnages touchants, ce récit sur le deuil déborde d’un optimisme rare et nous rappelle que, quelles que soient les circonstances, il y a toujours de la lumière au bout du tunnel.

 

 

PlateauPlateau de Franck Bouysse aux éditions Manufacture des Livres

Plateau, c’est un hameau en Haute-Corrèze où réside un couple de vieux paysans, Virgile et Judith. Judith, est maintenant atteinte d’Alzheimer, elle oublie tout sauf une chose : elle a mal vécu l’absence d’enfant dans le foyer. Le couple a élevé Georges, ce neveu dont les parents sont morts d’un accident de voiture alors qu’il avait cinq ans. Maintenant Georges vit dans une caravane face à la maison de Virgile et Judith. Alors lorsqu’une jeune femme rencontrée sur internet, emménage chez Georges, lorsqu’un ancien boxeur, Karl, tiraillé entre ses pulsions sexuelles et sa croyance en Dieu vient s’installer dans une maison du hameau et qu’un mystérieux chasseur sans visage rôde alentour, Plateau prend des allures de village où toutes les passions se déchaînent.

 

 

Chez les heureux du mondeChez les heureux du monde de Edith Wharton aux éditions Livre de Poche

Un après-midi de septembre, à la gare de New York, Mr Selden rencontre par hasard Miss Lily Bart ; elle vient de manquer le train qui devait la conduire chez des amis. Elle accepte de venir prendre une tasse de thé chez l’avocat. C’est l’occasion pour lui de faire une cour discrète à cette jeune femme de vingt-neuf ans, orpheline charmante mais sans argent, qui aimerait faire un riche mariage. Mais, pour elle, cc moment passé seule à seul chez un célibataire est aussi la première entorse aux usages du monde. Evocation brillante de la haute société new-yorkaise, où la richesse ne compte qu’affichée, Chez les heureux du monde fonde son intrigue sur le thème du mariage et de l’ascension sociale qu’il permet. Mais Lily Bart confond la vie et les fausses valeurs auxquelles elle sacrifie son âme…

 

 

51cHMxIkMrL._SX327_BO1,204,203,200_Les Amours d’Odon et Fulvia de Edith Wharton aux éditions Flammarion – Casterman

En Italie, à la fin du XVIIIe siècle, le jeune Odon Valsecca, héritier présomptif du duc de Pianura, grandit dans une ferme. A la mort de son père, on l’envoie suivre à Turin l’éducation d’un aristocrate de son rang. Il y rencontre Vivaldi et son cercle de libres penseurs gagnés aux idées nouvelles des philosophes français. Odon tombe fou amoureux de celle qui les incarne à ses yeux, Fulvia, la fille de Vivaldi. Mais la mort de son cousin fait de lui le duc légitime de Pianura et le force à accéder au trône. Les Amours d’Odon et Fulvia met en scène, à travers cette passion contrariée, le conflit permanent entre l’idéal révolutionnaire et la réalité du pouvoir.

 

 

Abraham et filsAbraham et fils de Martin Winckler aux éditions POL

Un jour du printemps 1963, une Dauphine jaune se gare devant le monument aux morts, sur la grand-place de Tilliers, petite ville de la Beauce. Elle transporte Abraham Farkas, médecin rapatrié âgé proche de la cinquantaine et son fils Franz, âgé de neuf ans et demi. Abraham n’a qu’une seule préoccupation : son fils. Franz, lui, en a deux : son père et les livres. Leur vie a été brisée un an plus tôt par un  » accident  » qui a laissé Franz amnésique et dont Abraham ne parle jamais à son fils. Ils s’installent rue des Crocus, dans la grande maison où Abraham va se remettre à travailler. Ils vont devoir apprendre a vivre avec le reste du monde et à lui faire face, ensemble et séparément. Pour Abraham, qui n’est pas aussi monolithique que son fils le pense, la situation est simple : soigner est son métier, et il va l’exercer à Tilliers comme il le faisait à Alger. Quant à Franz, il n’est pas aussi fragile que son père le croit. Comment voit-on le monde quand on n’a que son père comme repère ? Comment comprend-on les sous-entendus des uns, les agressions des autres ? Comment fait-on la différence entre le bien et le mal ? Et comment grandit-on quand on a oublié qui on est, et quand la seule personne qui le sait reste muette ? A défaut de pouvoir explorer les recoins de sa mémoire, Franz se met à explorer la grande maison et la petite ville qui constituent désormais leur univers. Il y débusque des mystères et des silences, un terrain d’exercice idéal pour son imagination qui, sous l’influence de ses lectures se débride. A travers deux récits entrecroisés – les souvenirs de Franz et ceux d’un mystérieux narrateur omniscient -, ce roman décrit une relation filiale singulière. C’est aussi une réexploration de la France au début des années soixante à travers les yeux et les oreilles d’un garçon de dix ans qui découvre tout en même temps la cruauté de la vie, les pièges de la mémoire, les secrets enfouis par l’histoire avec sa grande hache, les surprises de l’amour et les forces qui animent notre imaginaire.

 

 

Un portrait de femmeUn portrait de femme et autres romans de Henry James et Évelyne Labbé aux éditions Flammarion

« Lire Mr James », disait l’un de ses contemporains, « c’est faire l’expérience d’un plaisir spirituel léger et continu. C’est être intellectuellement émoustillé ». L’« éblouissante agilité mentale » de James transparaît dès Roderick Hudson (1875), qui relève déjà du « thème international ». Tout en se dégageant de « la grande ombre de Balzac », l’histoire tragique de la chute de Hudson, sculpteur américain emmené à Rome par un mécène devenu son ami, doit encore beaucoup au mode allégorique dont Hawthorne avait fait sa marque de fabrique. Les Européens (1878) plonge le lecteur dans une comédie humaine aiguisée par le tranchant de l’ironie : toujours sous le signe des échanges transatlantiques, deux Américains européanisés regagnent leur pays d’origine pour nouer des liens (intéressés) avec leurs cousins de Nouvelle-Angleterre. Les romans de James ne cessent de poser de manière complexe et ambiguë la question des rapports entre Europe et Amérique. Le thème international est au second plan dans Washington Square (1880) dont l’action se déroule majoritairement à New York, et qui offre déjà un portrait de femme paradoxal et poignant, celui d’une héroïne à l’avenir brisé par les atermoiements d’un chasseur de dot et la lucidité cruelle d’un père déterminé à l’en protéger. Mais l’exploration des parcours transatlantiques reprend avec Un portrait de femme (1881). Farouchement attachée à son indépendance, Isabel Archer quitte les Etats-Unis et fait son éducation sentimentale en Angleterre, puis en Italie. Salué à sa parution comme un chef-d’oeuvre, le livre déconcerta pourtant. Peu de critiques mesurèrent la complexité de ce « monument littéraire » érigé autour de la figure d’une « jeune fille affrontant sa destinée ». Chez James, les héroïnes éprises de liberté payent toujours leurs illusions au prix fort, celui du renoncement et de la douleur

 

 

Portrait de femmePortrait de femme de Henry James et Claude Bonnafont aux éditions 10-18

Isabel Archer, belle et intelligente, jeune américaine éprise de liberté, refuse l’un après l’autre les prétendants et accepte avec joie d’accompagner sa tante en Europe. L’Angleterre est la première étape du voyage : dans la maison de son oncle, elle rencontre son cousin Ralph, esprit indépendant et raffiné qui tombe secrètement amoureux d’elle. Comme il se sait atteint d’une maladie incurable, son amour pour Isabel se transforme en sentiments fraternels et protecteurs. Grâce à lui, elle hérite d’une fortune qui va lui permettre de parcourir le monde. Ce privilège ne lui portera pas chance… En Italie, abusée par une femme intrigante et son ancien amant cynique, Isabel commettra une erreur de jugement qui modifiera le cours de son existence et sa conception romantique de la liberté…

 

 

CarnetsCarnets de Henry James et Annick Duperray aux éditions Folio

Pendant plus de trente ans – de 1878 à 1911 -, Henry James a tenu des carnets dans lesquels il a consigné la vie de son oeuvre : invention de sujets, genèse des histoires, résumés, projets, mais aussi interrogations et doutes. Véritable laboratoire pour celui qui affirme : « Impossible de rien faire de valable en art ou en littérature sans idées générales ». Ces pages, qui constituent un extraordinaire document sur la création littéraire, se lisent comme autant d’histoires courtes, de romans possibles, de saynètes vivantes. Un livre rare, qui montre qu’Henry James à révolutionné la pratique du roman par une réflexion sur sa forme et par l’invention de techniques nouvelles : en renonçant au romanesque superficiel pour descendre dans les profondeurs du coeur.

 

 

Vous pouvez commander cette sélection sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com

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