8 octobre 2012 par Marie Hudelot Verdel
Je n’étais pas chaude à l’idée de lire un autre polar cette semaine (parce que déjà plongée dans un Lisa Gardner), mais les libraires m’ont dit qu’il était excellent. OK, je me lance et là …. je m’arrête ! Trop dur. Trop dur, trop étouffant.
Il y a un sujet trop sensible pour les mamans c’est évidemment la pédophilie et les disparitions d’enfants. Là , dès le premier mot Brigitte Aubert m’a enfermée avec la victime, dans la cave de son bourreau et franchement… J’ÉTOUFFE ! JE PANIQUE ! JE VEUX SORTIR ! AU SECOURS !
Alors, je m’arrête et deux pensées traversent mon esprit :
1°) je vais pas plus loin, cette femme est folle d’écrire des horreurs pareilles !
2°) je vais la présenter à Ingrid Desjours à l’occasion (car elle aussi m’a déjà bien traumatisée avec Echo…)
Le problème c’est que je ne peux pas rester enfermée dans cette cave, il faut que j’aille un peu plus loin, que je me libère, sinon ça va me hanter… grrr !
Le lendemain, je débarque à la Griffe Noire :
- Agnès ! pourquoi tu m’as conseillé ce livre ?? C’est horrible…
- Je sais, je l’ai commencé aussi, et je ne peux pas aller plus loin non plus pour le moment, mais ma mère l’a lu et elle dit que si tu arrives à dépasser les premières pages ça devient vraiment bien ensuite et totalement supportable.
- OK, OK, de toute façon je ne peux pas rester enfermée alors je vais aller plus loin.
4h du mat. Je referme la dernière page du livre, la larme à l’oeil. OUF !
Elle est trop forte cette Brigitte Aubert. Elle réussit à me scotcher toute la nuit sur son livre, malgré la fatigue, malgré le sujet qui me révulse. Impossible de m’en détacher. Ballottée entre l’attachement aux personnages, son écriture parfaitement fluide et prenante, le besoin de sortir de cet enfer, le suspens de dingue (je n’ai trouvé l’identité du « noyeur » que lorsqu’elle le dévoile).
Non, trop forte ! Pour une première expérience avec cet auteure, c’est vraiment réussie.
Je ne m’étais pas laissé emporter comme ça depuis… Les murs de sang de Nathalie Hug et Jérôme Camut !
Donc en résumé un moment de polar très très intense et qui malgré tout, semble si réaliste qu’il fait peur. De quoi donner raison à Maud Tabachnik quand elle dit que nous avons une vraie fascination pour l’horreur (mais à condition qu’elle soit bien racontée).
Agnès me dit qu’elle en a écrit un autre tout aussi excellent. Il faut vraiment qu’on l’invite à Saint Maur en poche 2013 (les 22 et 23 juin prochains).
Marie-web
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