J’ai croisé une gamine de 16 ans l’autre jour avec un appareil photo qui ressemblait à celui de mon grand-père. Sauf que c’était du numérique déguisé en argentique. Voilà où on en est.
Le vintage, c’est devenu le nouveau cool. Les événements rétro se multiplient partout en France, les fabricants sortent des produits « à l’ancienne » qui cartonnent, et même les ados s’y mettent. Franchement, qui l’aurait cru il y a 10 ans ?
Le phénomène prend une ampleur dingue
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Des événements comme Clisson Vintage attirent toujours plus de monde chaque année. Le salon devient une véritable institution, avec des exposants qui viennent de toute la France. Même chose pour La Fabrik à Nîmes qui organise désormais des week-ends entiers dédiés au rétro et au créatif.
Ce qui est fou, c’est que ça touche tous les domaines. La photo, évidemment, avec ces appareils numériques qui imitent le rendu argentique et qui se vendent comme des petits pains. Mais aussi l’automobile – regardez la nouvelle SECMA F16 Retro, une sportive légère qui reprend les codes esthétiques d’antan avec une technologie moderne sous le capot. Même les casinos en ligne portugais suivent cette tendance en modernisant leur offre tout en gardant l’esprit traditionnel du jeu.
Le Salon Rétro Passion de Rennes prévoit déjà son édition 2026 avec un thème vacances. Ils anticipent une affluence record.
Clairement, on n’est plus sur un simple effet de mode.

Mais pourquoi cette obsession du passé ?
Perso, je pense qu’on cherche de l’authenticité dans un monde trop lisse. Les objets vintage ont une âme, une histoire. Ils racontent quelque chose. Un vinyle craque, une photo argentique a du grain, une vieille bagnole fait du bruit. C’est imparfait, et c’est exactement ce qu’on recherche.
Y’a aussi ce truc de nostalgie pour une époque qu’on n’a pas forcément connue. Les millennials fantasment sur les années 80-90, la génération Z sur les années 2000. C’est marrant comme on idéalise toujours le passé des autres.
Et puis soyons honnêtes, le vintage c’est photogénique. Sur Instagram, une photo avec un filtre rétro, ça fait toujours plus de likes qu’un truc moderne et épuré. On aime ce côté chaleureux, ces couleurs un peu délavées, cette ambiance cosy. D’ailleurs, même les casinos en ligne surfent sur cette vague nostalgique – Play Regal propose des machines à sous au design vintage qui rappellent les bandits manchots d’antan, et ça marche du tonnerre sur https://play-regal-casino.online/.
Le business du rétro explose
Les marques l’ont bien compris. Tout le monde sort sa version « heritage » ou « classic ». Des baskets aux appareils électroménagers, en passant par les consoles de jeux. Nintendo a fait un carton avec ses consoles mini reprenant le design des années 80.
Dans la photo, c’est encore plus flagrant. Les fabricants proposent des appareils numériques avec des molettes mécaniques, des viseurs optiques, des boîtiers en métal brossé. Le tout pour retrouver les sensations de l’argentique sans les contraintes (développement, pellicule qui coûte un bras).
Les prix grimpent aussi. Un objet vintage authentique peut valoir une fortune aujourd’hui. Les collectionneurs se les arrachent, les prix s’envolent sur les sites de vente. Un simple walkman Sony des années 90 peut se négocier plusieurs centaines d’euros s’il est en bon état.
Est-ce que ça va durer ?
Bonne question.
D’un côté, on pourrait penser que c’est juste une mode passagère. Que dans 2 ans, on sera passés à autre chose. Mais quand on voit l’engouement qui ne faiblit pas depuis plusieurs années, on se dit que c’est peut-être plus profond.
Le vintage répond à un besoin. Celui de se reconnecter à quelque chose de tangible, de réel. Dans notre monde ultra-connecté et dématérialisé, toucher un objet qui a vécu, qui a une histoire, ça fait du bien. C’est un peu comme cuisiner ses propres légumes ou faire son pain maison – on cherche à retrouver du sens.
Les jeunes générations adoptent massivement cette tendance. Ils chinent en friperie, collectionnent les vinyles, shootent en argentique. Pour eux, c’est une façon de se démarquer, de montrer qu’ils ont du goût, qu’ils ne suivent pas bêtement la masse.
Comment s’y mettre sans se ruiner ?
Pas besoin de claquer tout son salaire dans des pièces de collection. Le vintage, ça commence par l’état d’esprit. Chiner dans les vide-greniers, customiser de vieux meubles, mixer ancien et moderne dans sa déco.
Pour la photo, inutile d’acheter un vieil argentique qui prendra la poussière. Les applis de retouche font des miracles aujourd’hui. Ou alors, investissez dans un de ces appareils numériques au look rétro – vous aurez le style sans les galères.
Les friperies regorgent de pépites à prix raisonnables. Un vieux jean Levi’s, une chemise hawaïenne des années 70, un blouson en cuir patiné… Avec un peu de patience, on trouve des trucs canons.
Le truc, c’est de ne pas tomber dans la caricature. Une touche vintage par-ci par-là, c’est cool. S’habiller comme dans Mad Men tous les jours, moins.
Au final, cette tendance vintage dit beaucoup sur notre époque. On court après l’innovation, mais on a besoin de racines. On veut du neuf, mais avec l’âme de l’ancien. C’est contradictoire ? Peut-être. Mais c’est exactement ce qui nous définit aujourd’hui.